Thani Mohamed Soilihi est un avocat et homme politique français né à Sada, à Mayotte. Élu sénateur de Mayotte pour la première fois en 2011, il a également exercé les fonctions de vice-président du Sénat, puis de secrétaire d’État et de ministre délégué chargé de la Francophonie et des Partenariats internationaux. Après son passage au gouvernement, il a repris son mandat sénatorial en novembre 2025.
Son parcours associe pratique du droit, responsabilités associatives et fonctions nationales. En 2026, ses activités parlementaires portent notamment sur les questions juridiques et ultramarines, tandis qu’il préside le comité de suivi de la loi de programmation pour la refondation de Mayotte.
| Champ | Détails |
|---|---|
| Nom complet | Thani Mohamed Soilihi |
| Date de naissance | 20 juin 1972 |
| Lieu de naissance | Sada, Mayotte |
| Profession | Avocat et homme politique |
| Formation | École du Centre Ouest des avocats, à Poitiers |
| Mandat parlementaire | Sénateur de Mayotte |
| Anciennes fonctions | Bâtonnier de Mayotte et vice-président du Sénat |
| Ancienne fonction gouvernementale | Ministre délégué chargé de la Francophonie et des Partenariats internationaux |
| Responsabilité territoriale | Président du comité de suivi de la loi de programmation pour la refondation de Mayotte |
Quelles sont les origines de Thani Mohamed Soilihi ?
Thani Mohamed Soilihi est né le 20 juin 1972 à Sada, sur l’île de Mayotte. Ses origines mahoraises constituent le point de départ d’un parcours professionnel et politique largement lié à ce territoire.
Formé à l’École du Centre Ouest des avocats, à Poitiers, il commence à exercer au barreau de Mayotte en 1999. Il en devient ensuite bâtonnier de 2007 à 2010, avant sa première élection au Sénat.
Ses premiers engagements politiques et associatifs à Mayotte
Son engagement politique local débute notamment par un mandat de conseiller municipal d’opposition à Sada, exercé de 2001 à 2008. Durant cette période, il prend aussi des responsabilités dans plusieurs structures sociales.
De 2003 à 2017, il préside TAMA, une association engagée contre l’exclusion des jeunes, devenue par la suite M’lézi Maoré. Entre 2006 et 2009, il dirige également le premier conseil de famille des pupilles de l’État à Mayotte.
Ses responsabilités s’étendent ensuite aux secteurs sanitaire et économique. De 2014 à 2017, il préside la chambre régionale de l’économie sociale et solidaire ainsi que le conseil de surveillance du Centre hospitalier de Mayotte.
Son parcours au Sénat et ses responsabilités parlementaires
Élu sénateur de Mayotte le 25 septembre 2011, il est réélu le 24 septembre 2017, puis le 24 septembre 2023. En octobre 2017, il accède à la vice-présidence du Sénat, fonction qu’il exerce jusqu’en 2020.
Son activité parlementaire comprend des travaux consacrés à Mayotte et aux territoires ultramarins. Parmi les épisodes marquants figure sa contribution à la réforme de 2018 concernant certaines voies d’acquisition de la nationalité française pour les enfants nés à Mayotte.
Public Sénat lui attribue un rôle dans l’amendement ayant introduit une condition de séjour régulier d’au moins un parent pendant plus de trois mois au moment de la naissance. Cette disposition appartient à l’histoire de la réforme : des textes ultérieurs ont renforcé les conditions applicables, notamment dans le cadre juridique précisé en 2026.
Thani Mohamed Soilihi au gouvernement français
En septembre 2024, il est nommé secrétaire d’État chargé de la Francophonie et des Partenariats internationaux. Selon les articles publiés à cette occasion par Public Sénat, il devient la première personnalité originaire de Mayotte à entrer dans un gouvernement français.
Il est ensuite nommé ministre délégué en décembre 2024. Les nominations de son cabinet comprennent celle de Marie Philippe comme directrice de cabinet.
Un décret du 31 janvier 2025 précise ses attributions, qui couvrent notamment les partenariats internationaux, la coopération en matière d’investissements durables, la coopération scientifique et technique ainsi que l’expertise internationale.
Ses fonctions gouvernementales prennent fin en 2025. Les notices officielles du Gouvernement et du Sénat présentent des dates différentes pour certaines transitions ministérielles et pour la fin de son mandat. Son retour au Sénat est, lui, enregistré au 6 novembre 2025.
Son action pour la Francophonie et les partenariats internationaux
Dans ses fonctions ministérielles, il intervient sur la coopération francophone et les relations internationales. Le 17 mars 2025, il se rend à l’Assemblée parlementaire de la Francophonie pour des échanges consacrés à la coopération parlementaire, au dialogue démocratique et aux perspectives offertes aux jeunes.
En juin 2025, il rencontre Daren Tang, directeur général de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle. Les échanges portent sur la propriété intellectuelle, l’innovation et la coopération internationale.
La dimension régionale des relations extérieures occupe également une place dans ses interventions. Lors d’une audition sénatoriale du 13 mai 2025, il défend le renforcement des liaisons de transport et des relations économiques et diplomatiques entre les territoires français d’outre-mer et les pays voisins. Il présente ces rapprochements comme des moyens de soutenir leur développement.
Ses convictions et sa vision du service public
Dans un entretien accordé au Journal de Mayotte en novembre 2024, il décrit le service public, le respect et le dialogue comme des principes guidant son engagement. Il y défend également la coopération au-delà des divisions politiques.
Sa conception du travail parlementaire avait été précisée dans un entretien à Mayotte Hebdo en janvier 2023. Il y expliquait privilégier les solutions législatives concrètes, notamment les amendements, plutôt que la volonté de voir son nom associé à une loi. La sécurité, l’éducation, la santé, les difficultés foncières et l’évolution institutionnelle de Mayotte figuraient parmi les préoccupations qu’il évoquait alors.
Concernant les relations avec les pays africains, il estimait en novembre 2024 que sa connaissance de Mayotte et de son environnement régional nourrissait son approche diplomatique. Dans un entretien au Monde publié le 31 janvier 2025, il abordait aussi la mémoire historique et les injustices du passé, en décrivant notamment l’émotion ressentie en découvrant l’histoire de l’esclavage et de la traite.
Son retour au Sénat et ses activités politiques en 2026
Après son passage au gouvernement, Thani Mohamed Soilihi reprend son mandat sénatorial le 6 novembre 2025. Sa fiche parlementaire actualisée au 15 octobre 2026 le présente comme membre du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants et de la commission des lois.
Ses travaux de 2026 couvrent plusieurs sujets juridiques. Le 21 janvier, un rapport sénatorial le désigne comme rapporteur d’une proposition de loi visant à simplifier le recouvrement des créances commerciales incontestées.
Le 2 juin, il dépose également un avis sur une proposition de loi portant diverses dispositions d’adaptation du droit des outre-mer. Ces documents relèvent du travail d’examen parlementaire des propositions, sans signifier que toutes les mesures étudiées ont été adoptées.
Son rôle dans la reconstruction et le développement de Mayotte
Par un arrêté du 11 décembre 2025, il est nommé président du comité de suivi de la loi de programmation pour la refondation de Mayotte, promulguée le 11 août précédent. Cette responsabilité concerne le suivi de sa mise en œuvre et son évaluation, dans le contexte de la reconstruction après le cyclone Chido.
Lors d’une audition au Sénat le 9 avril 2026, il indique que le comité a commencé ses travaux. Il insiste sur la nécessité de mobiliser effectivement les financements annoncés et de veiller aux retombées des projets pour l’emploi local et la formation.
Ses propos expriment une vigilance sur l’utilisation des moyens consacrés au territoire, sans constituer un constat de mauvaise gestion. La présidence du comité lui confère une mission de suivi, distincte de la conduite opérationnelle de l’ensemble des chantiers.
Conclusion
Du barreau aux institutions nationales, le parcours de Thani Mohamed Soilihi associe responsabilités juridiques, engagement social et activité politique. Son passage au gouvernement a élargi ses missions à la Francophonie et aux partenariats internationaux. En 2026, son action s’inscrit à nouveau dans le travail sénatorial, avec une responsabilité particulière dans le suivi de la refondation de Mayotte.
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