Sylvie Noachovitch exerce depuis plusieurs décennies au barreau de Paris, avec une spécialisation reconnue en droit pénal. Son parcours associe l’exercice du droit, une implantation ancienne à Enghien-les-Bains et un engagement dans la vie publique locale. Elle occupe aujourd’hui la fonction de quatrième adjointe au maire d’Enghien-les-Bains, avec une délégation consacrée au thermalisme et au bien-être.
Les informations institutionnelles et ses propres déclarations permettent également de retracer sa formation, le développement de ses cabinets, son passage par les élections législatives ainsi que ses prises de position récentes sur la place des victimes et le fonctionnement de la justice.
| Field | Details |
|---|---|
| Nom complet | Sylvie Noachovitch |
| Profession | Avocate |
| Barreau | Barreau de Paris |
| Spécialisation | Droit pénal |
| Cabinet | SYLVIE NOACHOVITCH & ASSOCIE |
| Fonction publique | Quatrième adjointe au maire d’Enghien-les-Bains |
| Délégation municipale | Thermalisme et bien-être |
| Père | Dr Jean Noachovitch |
Une formation juridique suivie d’une entrée au barreau de Paris
Le CV professionnel de Sylvie Noachovitch retrace un cursus tourné vers le droit des affaires et les carrières judiciaires. Elle y indique avoir obtenu une maîtrise de droit des affaires avec la mention « carrières judiciaires » en 1986, avant d’intégrer l’Institut d’études judiciaires de Paris II-Assas en 1987.
L’année suivante, elle obtient, selon ce même parcours publié par son cabinet, un DEA de droit des affaires et de droit économique ainsi que le certificat d’aptitude à la profession d’avocat. Sa prestation de serment est datée du 23 janvier 1989.
Son inscription au barreau de Paris depuis 1989 est également confirmée par la plateforme professionnelle Avocat.fr. Cette source institutionnelle indique aujourd’hui une spécialisation en droit pénal. Son propre CV situe l’obtention du certificat correspondant en 2016.
Du premier cabinet à Enghien-les-Bains à l’activité parisienne
Après son entrée dans la profession, elle indique avoir créé un premier cabinet à Enghien-les-Bains en 1990. Cette implantation constitue l’un des premiers liens professionnels documentés entre son activité d’avocate et la commune où elle exercera ensuite des responsabilités publiques.
Un second cabinet est ouvert dans le 16e arrondissement de Paris en 1997. La chronologie présentée par son cabinet mentionne ensuite des changements d’adresse en 2010 puis en 2019.
Son activité professionnelle est aujourd’hui présentée sous le nom SYLVIE NOACHOVITCH & ASSOCIE, avec une adresse boulevard Émile-Augier dans le 16e arrondissement de Paris. Les informations professionnelles actuellement accessibles confirment son appartenance au barreau de Paris et sa spécialisation pénale.
Cette trajectoire permet de distinguer deux éléments durables de son parcours : une présence professionnelle ancienne à Enghien-les-Bains et une activité parisienne installée depuis les années 1990.
Un engagement public ancien à Enghien-les-Bains
L’activité publique de Sylvie Noachovitch ne se limite pas à ses fonctions municipales actuelles. Les archives officielles du ministère de l’Intérieur documentent notamment sa candidature aux élections législatives de 2007 dans la 8e circonscription du Val-d’Oise.
Au premier tour du 10 juin, elle obtient 37,37 % des suffrages exprimés et devance Dominique Strauss-Kahn de 90 voix. Le second tour, organisé le 17 juin, se termine avec 44,53 % pour Sylvie Noachovitch contre 55,47 % pour son adversaire.
Cet épisode appartient à une étape précise de son parcours politique. L’année suivante, elle revient elle-même sur cette période dans un entretien accordé au Parisien. Elle explique alors s’être engagée avec beaucoup d’idéalisme et décrit l’intensité de cette expérience comme particulièrement éprouvante sur le plan personnel.
Son parcours ultérieur montre cependant que son implication dans la vie publique s’est poursuivie sous une autre forme, notamment à l’échelle municipale.
Son rôle actuel d’adjointe au maire
En 2026, la Ville d’Enghien-les-Bains présente Sylvie Noachovitch comme quatrième adjointe au maire, déléguée au thermalisme et au bien-être.
Cette fonction marque une évolution par rapport à la précédente mandature. Une publication municipale de 2020 la présentait alors comme sixième adjointe, avec une délégation portant sur le tourisme et le thermalisme.
Dans cet entretien municipal de 2020, elle expliquait avoir auparavant considéré qu’elle ne disposait pas de suffisamment de temps pour accepter une fonction d’adjointe. Elle disait avoir ensuite réorganisé son cabinet et ses autres activités afin de pouvoir concilier son métier avec cet engagement citoyen.
La fonction qu’elle occupe actuellement s’inscrit donc dans une continuité locale, mais avec des responsabilités renouvelées au sein de la municipalité.
Sa conception du métier et de l’engagement
Les déclarations directes de Sylvie Noachovitch donnent quelques éléments sur la manière dont elle conçoit son activité professionnelle et son engagement public.
En 2020, elle présentait le fait d’être utile aux autres comme un principe important de son implication. Elle expliquait aussi qu’une activité extérieure aux dossiers juridiques pouvait lui apporter un équilibre, plutôt que de concentrer toute son énergie sur le seul travail du cabinet.
Dans le même cadre, elle insistait sur l’importance d’écouter, d’observer et de rester attentive aux expériences menées ailleurs avant de prendre des décisions dans la vie publique.
Elle a également parlé plus directement de la charge de son métier. Dans un entretien publié en 2023, elle décrivait son activité d’avocate et certains dossiers pénaux comme particulièrement lourds.
Ses propos de 2008 sur son engagement politique appartiennent à un autre moment de son parcours. Elle avait expliqué avoir consacré une part très importante de sa vie personnelle à cette activité pendant environ un an et demi et avoir été fortement éprouvée par cette période. Ces déclarations décrivent son expérience à cette époque, tandis que ses responsabilités municipales actuelles montrent que son rapport à l’engagement public a ensuite évolué.
Son travail autour des victimes et du fonctionnement de la justice
Les interventions publiques plus récentes de Sylvie Noachovitch portent notamment sur la place accordée aux victimes dans le système judiciaire.
En mars 2026, Le Monde a rapporté ses observations sur un projet de procédure pénale accélérée. Elle reconnaissait qu’un tel mécanisme pouvait présenter un intérêt dans certaines situations, tout en insistant sur la nécessité de laisser aux victimes un véritable espace d’écoute et d’échange.
Le même mois, Le Monde la présentait comme spécialiste des dossiers liés aux violences faites aux femmes. Elle estimait que l’institution judiciaire cherchait à améliorer le traitement de ces affaires, mais qu’elle restait confrontée à une charge très importante.
Elle s’est aussi exprimée sur certains classements sans suite, estimant qu’il restait nécessaire d’agir lorsque des éléments matériels étaient disponibles mais que les procédures n’aboutissaient pas.
Quelques semaines auparavant, le 18 février 2026, elle avait évoqué devant le garde des sceaux les difficultés persistantes rencontrées dans l’examen de certaines plaintes. Ces interventions s’inscrivent dans son activité professionnelle et dans ses prises de parole sur le traitement judiciaire des victimes.
Un épisode antérieur illustre également son attachement déclaré à la voie judiciaire. Lors d’une prise d’otages à Paris en décembre 2021, elle avait raconté à RTL avoir tenté de convaincre l’auteur de privilégier une démarche judiciaire plutôt que la violence. Elle avait également expliqué être restée disponible durant la nuit au cas où il reprendrait contact avec elle.
Des interventions professionnelles récentes
L’année 2026 comporte plusieurs activités publiques documentées dans son parcours.
Le 2 juin, Sylvie Noachovitch participe à une simulation judiciaire organisée à la Chancellerie autour d’une procédure envisagée de jugement des crimes reconnus. Elle y tient fictivement le rôle de l’avocate de la partie civile. Sa participation a été annoncée par son cabinet et également rapportée par la presse juridique.
En janvier de la même année, son cabinet annonce un entretien accordé à ScrollTVRadio consacré à son parcours et à ses engagements. Les éléments disponibles permettent de confirmer l’existence et le thème général de cet échange, sans disposer d’une transcription suffisamment complète pour détailler davantage ses propos.
Ces activités viennent s’ajouter à ses interventions de février et mars sur la place des victimes et le fonctionnement de la justice, ainsi qu’à ses nouvelles responsabilités municipales à Enghien-les-Bains.
Une famille de médecins liée à Enghien-les-Bains
Une publication officielle de la Ville d’Enghien-les-Bains fournit quelques informations précises sur les origines familiales de Sylvie Noachovitch.
Elle y est présentée comme issue d’une famille de médecins, et son père est identifié comme le Dr Jean Noachovitch. La même source mentionne également qu’elle est la petite-fille d’un ancien maire d’une commune voisine, sans préciser le nom de ce grand-parent.
Ces éléments sont les informations familiales les plus clairement établies dans les sources publiques retenues. Ils complètent son lien ancien avec Enghien-les-Bains, déjà visible à travers l’ouverture de son premier cabinet dans la commune et son engagement municipal.
Sylvie Noachovitch entre droit pénal et service public
Le parcours vérifié de Sylvie Noachovitch repose principalement sur plus de trois décennies d’exercice juridique, une spécialisation en droit pénal et un engagement public durable à Enghien-les-Bains.
Depuis sa prestation de serment en 1989, son activité s’est développée entre Enghien-les-Bains et Paris. Parallèlement, elle a participé à la vie électorale puis municipale, jusqu’à sa fonction actuelle de quatrième adjointe au maire chargée du thermalisme et du bien-être.
Ses déclarations publiques ajoutent une dimension professionnelle précise à ce parcours : importance de l’écoute, volonté d’être utile, recherche d’un équilibre entre différentes responsabilités et attention accordée à la place des victimes dans la justice. En 2026, son activité reste ainsi partagée entre son métier d’avocate pénaliste, ses interventions sur des questions judiciaires et ses responsabilités locales.
Vous pouvez également lire: William Gomis et ses racines franco-sénégalaises à l’UFC.
Un commentaire