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Naima Mfaddel entre action sociale et politique de la ville

Naima Mfaddel

Naïma M’Faddel a développé l’essentiel de son parcours public autour du développement social, de l’éducation et de la politique de la ville. Son expérience comprend des fonctions de terrain dans plusieurs communes, un mandat local à Dreux, un travail auprès des services de l’État et des prises de position publiques sur les politiques menées dans les quartiers.

Son activité ne se limite pas à la politique électorale. Elle a également publié avec le politologue Olivier Roy, travaillé sur l’accompagnement des familles et poursuivi plus récemment des missions liées aux questions sociales en Eure-et-Loir. Les archives électorales, la Bibliothèque nationale de France et le Journal officiel permettent d’établir plusieurs étapes importantes de cette trajectoire.

Quick Facts

FieldDetails
NomNaïma M’Faddel
Activité publiqueAutrice et professionnelle du développement social
Domaine principalPolitique de la ville et accompagnement social
Mandat localÉlue au conseil municipal et communautaire de Dreux
Fonction publiqueDéléguée d’un préfet, responsable de l’accompagnement social
DistinctionChevalier de l’Ordre national du Mérite
PublicationCoautrice d’un ouvrage avec Olivier Roy
Engagement électoralCandidate sous la nuance LR aux élections législatives de 2022

Un parcours marqué par l’éducation et l’intervention sociale

Naïma M’Faddel a raconté être arrivée du Maroc en France à l’âge de huit ans. Dans un entretien accordé au Courrier de l’Atlas en 2013, elle expliquait ne pas avoir été scolarisée auparavant au Maroc et avoir dû apprendre le français tout en rattrapant son retard scolaire.

Elle évoquait également le rôle de sa mère, qui lui présentait l’école comme une chance. Cette expérience personnelle apparaît ensuite en arrière-plan de plusieurs thèmes auxquels elle s’est consacrée professionnellement, notamment l’éducation, l’accompagnement des parents et la réussite des jeunes.

La Bibliothèque nationale de France la présente comme une professionnelle de l’animation socioculturelle et du développement social. Son parcours s’est progressivement orienté vers les dispositifs publics destinés aux quartiers et aux populations rencontrant des difficultés sociales.

Naïma M’Faddel a elle-même raconté être arrivée en France à l’âge de huit ans ; les sources divergent toutefois sur l’année exacte de cette arrivée.

De Dreux à Mantes-la-Jolie, une expérience de terrain

Son parcours professionnel est lié à plusieurs territoires. Un portrait publié en 2013 retrace notamment des expériences à Dreux, Trappes et Mantes-la-Jolie.

Selon cet entretien, elle a rejoint Trappes en 2005 afin de coordonner des centres sociaux. Après plusieurs années, elle a accepté une fonction de déléguée du préfet pour le quartier du Val-Fourré à Mantes-la-Jolie, fonction que le portrait situe à partir de 2009.

Le Journal officiel apporte ensuite une confirmation institutionnelle de cette partie de son parcours. Un décret de mai 2016 la mentionne comme « déléguée d’un préfet, responsable de l’accompagnement social », avec 36 années de services.

Dans son travail de terrain, M’Faddel a expliqué avoir privilégié les échanges avec les enseignants, les associations et les familles. Elle a notamment décrit l’organisation d’une rencontre réunissant plus de 80 parents afin de mieux comprendre les obstacles rencontrés autour de la scolarité.

Elle indiquait également qu’un guide consacré à l’accompagnement des enfants vers la réussite scolaire avait été publié en novembre 2012 à la suite de ce travail. Cette publication est rapportée directement dans son entretien de 2013.

Sa conception de l’accompagnement social associait plusieurs niveaux de responsabilité. Elle insistait à la fois sur le rôle de l’action publique, celui des parents dans l’éducation et la nécessité pour les jeunes de pouvoir agir sur leur propre parcours.

Des responsabilités publiques à Dreux

Le parcours de Naïma M’Faddel a également pris une dimension élective. Les résultats officiels du ministère de l’Intérieur montrent qu’elle figurait sur la liste conduite par Gérard Hamel lors des élections municipales de 2014 à Dreux.

À l’issue du scrutin, elle a été élue au conseil municipal ainsi qu’au conseil communautaire. La Bibliothèque nationale de France la présente par ailleurs comme adjointe au maire de Dreux chargée de la politique de la ville en 2017.

Dans un entretien publié cette même année par L’Express, elle était présentée comme une élue chargée de l’action sociale et de la santé et comme une professionnelle de la politique de la ville disposant de plus de vingt-cinq ans d’expérience dans ce domaine.

Son activité auprès des services de l’État a aussi fait l’objet d’une reconnaissance officielle. Par décret du 13 mai 2016, elle a été nommée chevalier de l’Ordre national du Mérite. Le texte officiel la décrit alors comme déléguée d’un préfet et responsable de l’accompagnement social.

Ces responsabilités réunissent deux dimensions de son parcours : une expérience opérationnelle des politiques sociales et une participation directe à la vie publique locale.

Une réflexion publique nourrie par son expérience des quartiers

Son expérience professionnelle a également alimenté une réflexion critique sur la manière dont la politique de la ville est organisée.

Lors de son entretien avec L’Express en juin 2017, elle contestait certains effets du zonage territorial. Selon elle, des politiques conçues pour aider certains quartiers pouvaient finir par renforcer leur mise à l’écart lorsqu’elles reposaient trop fortement sur l’adresse des habitants.

Elle défendait plutôt une approche dans laquelle les aides seraient davantage déterminées par les difficultés rencontrées par les personnes que par leur lieu de résidence. Elle présentait cette approche comme une réponse issue de son expérience professionnelle et politique.

La même année, elle a publié avec le politologue Olivier Roy Et tout ça devrait faire d’excellents Français : dialogue sur les quartiers, aux Éditions du Seuil. La Bibliothèque nationale de France confirme leur qualité de coauteurs.

L’ouvrage prolonge les thèmes présents dans ses interventions publiques autour des quartiers et des politiques qui leur sont consacrées. Comme il s’agit d’un dialogue à deux voix, les analyses développées dans le livre ne peuvent toutefois pas être attribuées indistinctement à M’Faddel seule.

De l’engagement local à la candidature législative

En 2022, son engagement politique a dépassé le cadre municipal de Dreux. Les archives officielles du ministère de l’Intérieur enregistrent sa candidature sous la nuance LR dans la 9e circonscription des Français établis hors de France.

Au premier tour, elle a obtenu 798 voix, soit 4,62 % des suffrages exprimés. Elle n’a pas accédé au second tour et n’a donc pas été élue députée.

Durant cette période, elle a également expliqué publiquement les motivations personnelles et professionnelles qui l’avaient conduite vers cette circonscription. Dans un entretien de mars 2022, elle indiquait que plusieurs membres de sa famille s’étaient installés au Maroc et qu’elle connaissait certaines difficultés rencontrées par les Français vivant à l’étranger.

Elle a aussi évoqué une transmission familiale remontant à son père, qui lui avait recommandé de conserver un lien avec le Maroc tout en développant son attachement à la France. Ces propos permettent de comprendre la manière dont elle présente elle-même son rapport aux deux pays, sans qu’ils suffisent à établir une situation juridique particulière concernant sa nationalité.

Sa candidature de 2022 s’inscrit ainsi dans la continuité de ses engagements publics, mais elle constitue une étape distincte de son parcours local à Dreux.

Pluri’Elles et la poursuite de son travail social

L’activité publique de Naïma M’Faddel s’est poursuivie après cette candidature. En septembre 2025, elle a été associée au lancement de Pluri’Elles à Dreux.

Présenté comme un espace d’accueil, d’aide et d’accompagnement pour les femmes et les familles, ce dispositif a été inauguré dans le cadre des activités départementales en Eure-et-Loir. Radio Intensité présentait alors M’Faddel comme chargée de mission au conseil départemental et comme étant à l’initiative du projet.

Une communication attribuée au Département d’Eure-et-Loir et reprise sur LinkedIn a également présenté l’inauguration de Pluri’Elles et ses missions d’accompagnement.

Son activité publique était toujours visible en 2026. En juillet de cette année-là, Atlantico la présentait dans sa notice de contributrice comme chargée de mission « équité urbaine » auprès de la direction générale des services du département d’Eure-et-Loir. Atlantico la présentait alors sous cet intitulé professionnel.

Le 5 juillet 2026, elle a également signé une tribune publiée par Atlantico. Cette contribution documente la continuité de son activité d’essayiste parallèlement à ses missions professionnelles dans le domaine social et urbain.

Un parcours centré sur l’action sociale et la politique de la ville

Le parcours public de Naïma M’Faddel repose principalement sur plusieurs décennies consacrées au développement social et aux politiques urbaines. Son expérience passe par le travail de terrain, des responsabilités auprès des services de l’État, un mandat municipal à Dreux et une participation au débat public sur les quartiers.

Son élection locale, sa fonction de déléguée d’un préfet, sa nomination au grade de chevalier de l’Ordre national du Mérite, sa publication avec Olivier Roy et son implication récente dans Pluri’Elles figurent parmi les étapes les mieux documentées de cette trajectoire. Ses propres entretiens apportent en complément un éclairage sur l’importance qu’elle accorde à l’éducation, à l’implication des familles et à des politiques sociales davantage centrées sur les situations individuelles.

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