Quentin Bataillon a exercé un mandat de député de la première circonscription de la Loire entre juin 2022 et juin 2024. Membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, il a consacré une partie importante de son activité parlementaire à l’avenir de l’audiovisuel public et à l’encadrement des fréquences de télévision numérique terrestre.
Son expérience dans ce domaine avait commencé avant son élection, notamment au ministère de la Culture. Après la dissolution de 2024 et son retrait des élections législatives, il s’est réorienté vers la politique locale à Saint-Étienne, où il est aujourd’hui conseiller municipal et métropolitain.
| Champ | Détails |
|---|---|
| Nom complet | Quentin Bataillon |
| Date de naissance | 9 septembre 1993 |
| Lieu de naissance | Feurs, dans la Loire |
| Formation | Communication à l’EFAP, promotion 2015 |
| Ancienne fonction nationale | Député de la première circonscription de la Loire |
| Mandat parlementaire | De juin 2022 à juin 2024 |
| Principaux domaines parlementaires | Culture, audiovisuel et vie associative |
| Fonctions locales | Conseiller municipal de Saint-Étienne et conseiller métropolitain |
| Responsabilité politique | Délégué départemental d’Horizons dans la Loire |
Une formation en communication suivie d’un engagement politique précoce
Né le 9 septembre 1993 à Feurs, Quentin Bataillon s’est intéressé très jeune à la vie publique. Dans un entretien accordé à LaLettreR en octobre 2022, il a expliqué avoir rejoint le conseil municipal des jeunes de sa commune vers l’âge de 10 ans. Il reliait sa vocation politique à cette première expérience ainsi qu’à son intérêt pour l’histoire de France.
Il a étudié la communication à l’EFAP, qui le répertorie parmi ses anciens étudiants de la promotion 2015. Il présente sa formation comme une précaution professionnelle : conscient de l’incertitude d’une carrière élective, il souhaitait disposer d’un diplôme lui permettant d’exercer un autre métier.
Son premier mandat public est arrivé à Feurs. Élu conseiller municipal en mars 2014, il a été réélu en 2020. Cette expérience lui a permis, selon ses propres déclarations, d’apprendre le fonctionnement d’un budget communal, la préparation des projets locaux et les conséquences concrètes des décisions municipales.
Il a quitté le conseil en décembre 2021 à la suite de désaccords politiques avec le maire Jean-Pierre Taite. Son parcours local avait alors duré près de huit ans, avant son entrée à l’Assemblée nationale.
Du Parlement européen au ministère de la Culture
Ses premières expériences professionnelles dans la politique se sont déroulées auprès de parlementaires européens. Il a travaillé avec Françoise Grossetête, qu’il a décrite comme une figure déterminante de sa formation, puis auprès de Jérôme Lavrilleux. Dans son entretien de 2022, il disait avoir appris à leurs côtés l’organisation des campagnes, l’anticipation et le travail fondé sur des procédures précises.
En 2018, il a participé au lancement du parti Agir et affirme en avoir été le premier directeur général. Sa trajectoire s’est ensuite rapprochée directement des politiques culturelles nationales.
Un arrêté publié au Journal officiel l’a nommé conseiller parlementaire de Franck Riester au ministère de la Culture à compter du 30 novembre 2018. En mars 2020, un second arrêté lui a attribué la fonction de conseiller politique et parlementaire. Ses fonctions ont officiellement pris fin le 8 juin suivant.
Il a présenté le début de la crise sanitaire comme une période particulièrement difficile pour le secteur culturel. Travaillant encore au ministère au printemps 2020, il a évoqué l’arrêt brutal des activités et les inquiétudes provoquées par cette situation. Cette expérience gouvernementale l’a familiarisé avec les questions culturelles et audiovisuelles qu’il allait ensuite retrouver à l’Assemblée.
Dans son entretien de 2022, il indique avoir exercé la fonction de secrétaire général du groupe Agir Ensemble de juin 2020 à juin 2022.
Son élection comme député de la Loire en 2022
Lors du second tour des élections législatives du 19 juin 2022, Quentin Bataillon a remporté la première circonscription de la Loire avec 13 231 voix, soit 52,10 % des suffrages exprimés. Il a devancé Laetitia Copin et commencé son mandat le 22 juin.
Il a rejoint le groupe Renaissance et la commission des affaires culturelles et de l’éducation. Cette commission couvrait notamment les domaines culturels et audiovisuels qu’il avait déjà abordés lors de son passage au ministère de la Culture.
En parallèle, il a siégé au conseil d’administration du Centre national du cinéma et de l’image animée entre septembre 2022 et la fin de son mandat. Son activité institutionnelle couvrait ainsi les travaux de la commission parlementaire, les organismes culturels et plusieurs missions d’information.
Son mandat s’est achevé le 9 juin 2024, à la fin de la seizième législature provoquée par la dissolution de l’Assemblée nationale.
L’avenir de l’audiovisuel public comme dossier prioritaire
Dès septembre 2022, Quentin Bataillon a été désigné rapporteur d’une mission d’information sur l’avenir de l’audiovisuel public. Le rapport issu de ce travail a été déposé le 7 juin 2023 par la commission des affaires culturelles et de l’éducation.
Cette mission portait sur l’évolution des entreprises publiques de l’audiovisuel et sur leur place dans un environnement médiatique en transformation. Le travail parlementaire devait fournir des éléments de réflexion sur leur organisation, leur financement et leurs missions de service public.
Quentin Bataillon était le rapporteur de cette mission, mais le rapport a été déposé par la commission des affaires culturelles et de l’éducation, et non en son seul nom.
Pour lui, ce dossier prolongeait une expérience commencée au ministère de la Culture. Dans son entretien de 2022, il avait déjà expliqué que son passage au cabinet de Franck Riester lui avait fait découvrir plus directement le monde culturel et les enjeux de l’audiovisuel.
La présidence de la commission d’enquête sur la TNT
Le 6 décembre 2023, il a pris la présidence de la commission d’enquête consacrée à l’attribution, au contenu et au contrôle des autorisations de fréquences de la télévision numérique terrestre. Il a exercé cette fonction jusqu’au dépôt du rapport de la commission, le 7 mai 2024.
La commission a auditionné des dirigeants de groupes audiovisuels, des responsables de chaînes, des présentateurs et d’autres acteurs du secteur. Ces échanges visaient à examiner le fonctionnement du système d’autorisations, les engagements des diffuseurs et les moyens de contrôle existants.
Le rapport no 2610 a été déposé le 7 mai 2024, date marquant également la fin officielle de sa présidence. Quentin Bataillon dirigeait les travaux de la commission, tandis que leur préparation, les auditions et les conclusions relevaient d’un dispositif parlementaire collectif.
Pendant les dernières semaines de la commission, cette responsabilité l’a également placé au centre d’une controverse.
La controverse provoquée par son passage dans TPMP
Le 2 avril 2024, alors que les travaux de la commission d’enquête se poursuivaient, Quentin Bataillon a participé à TPMP. Au cours de cette intervention, il a commenté l’attitude de Yann Barthès lors de son audition devant les députés.
Ses propos ont suscité des critiques portant sur la réserve attendue du président d’une commission d’enquête et sur l’apparence d’impartialité de ses travaux. Plusieurs responsables politiques ont contesté le choix de s’exprimer dans cette émission et de formuler un jugement personnel sur une personne auditionnée.
Interrogé le 4 avril, il a maintenu qu’il était utile d’aller dans différents médias pour expliquer le travail de la commission. Il a toutefois reconnu que sa remarque sur Yann Barthès constituait une maladresse et a déclaré la regretter. Il n’a pas démissionné de la présidence.
La controverse a concerné son comportement public et l’image d’impartialité de la commission. Elle n’a pas établi juridiquement que l’ensemble des auditions ou du rapport parlementaire était partial.
Un travail parlementaire étendu à la vie associative
Les activités de Quentin Bataillon à l’Assemblée ne se sont pas limitées aux médias. Il a également été rapporteur d’une proposition de loi destinée à soutenir l’engagement bénévole et à simplifier la vie associative.
Le rapport parlementaire correspondant a été déposé le 28 novembre 2023. Le texte abordait notamment la reconnaissance du bénévolat, l’accès à certains droits liés à l’engagement citoyen et plusieurs mesures de simplification pour les associations.
Le parcours législatif a abouti à la loi no 2024-344, promulguée le 15 avril 2024 et publiée au Journal officiel le lendemain. Sa fonction de rapporteur lui a donné un rôle dans l’examen et la présentation du texte, mais son adoption a résulté du travail collectif des deux chambres du Parlement.
Ce dossier rejoignait aussi une habitude professionnelle qu’il décrivait pendant son mandat. En 2022, il disait consacrer régulièrement ses fins de semaine aux associations, aux élus locaux, aux marchés et aux rencontres avec les habitants de sa circonscription.
Le retrait des législatives de 2024
Aux élections législatives anticipées du 30 juin 2024, l’ancien député a obtenu 9 864 voix, soit 23,72 % des suffrages exprimés. Il est arrivé en troisième position derrière Pierrick Courbon et Marie Simon, tout en remplissant les conditions nécessaires pour participer au second tour.
Le 1er juillet 2024, il a annoncé son retrait. Le scrutin final a donc opposé Pierrick Courbon à Marie Simon. Le premier a été élu le 7 juillet avec 60,39 % des suffrages exprimés.
Quelques jours plus tard, Quentin Bataillon a déclaré au Progrès qu’il ne ressentait ni regret ni amertume. Il estimait que les mandats n’appartenaient pas aux élus et se disait satisfait d’avoir consacré deux années à sa circonscription. Il indiquait également rester attentif à la vie de Saint-Étienne.
Son retour à la politique locale à Saint-Étienne
En août 2025, il a fait connaître son intention de conduire une liste rassemblant la droite et le centre aux élections municipales de Saint-Étienne. Il défendait alors une approche associant une vision à long terme et une attention portée aux problèmes quotidiens.
La configuration électorale a ensuite évolué. Pour le scrutin de mars 2026, il a rejoint la liste « Ensemble pour Saint-Étienne », finalement conduite par Dino Cinieri. Celle-ci a obtenu 18,75 % des suffrages exprimés au second tour et cinq sièges au conseil municipal.
Élu conseiller municipal, il siège dans l’opposition à la majorité de Régis Juanico. Il est également conseiller de Saint-Étienne Métropole pour le mandat 2026-2032. Le magazine municipal de mai 2026 le présente comme président du groupe « Engagés pour Saint-Étienne », appellation distincte de celle utilisée par la liste pendant la campagne.
Son évolution politique s’est poursuivie en juin 2026 avec sa nomination comme délégué départemental d’Horizons dans la Loire. Cette responsabilité est confirmée par le parti. Son prédécesseur, Éric Berlivet, a contesté publiquement les conditions de son remplacement, sans qu’une irrégularité ait été établie.
Un parcours public marqué par l’audiovisuel et le retour au local
Son mandat national a notamment compris la mission sur l’audiovisuel public, la présidence de la commission d’enquête sur les fréquences de la TNT et le travail de rapporteur sur la vie associative. Depuis 2026, il siège au conseil municipal de Saint-Étienne et à la Métropole, tout en exerçant une responsabilité départementale au sein d’Horizons.
Vous pouvez également lire: Darie Boutboul, première femme victorieuse d’un tiercé en France.