Djamel Bentenah a construit son parcours professionnel par étapes successives, bien avant de s’installer durablement dans la brocante à Saint-Ouen. Il a raconté avoir commencé par une formation technique, puis être passé par différents emplois avant de travailler dans le prêt-à-porter et d’ouvrir ses propres commerces. Des difficultés financières l’ont ensuite conduit vers une nouvelle orientation professionnelle.
Sa reconversion dans les antiquités est liée, selon son propre récit, à une rencontre aux Puces de Saint-Ouen. Cette activité est aujourd’hui solidement documentée : le nom commercial Djame’s Brocante apparaît dans les publications légales, tandis que le Marché Biron référence actuellement son commerce sur place. Son histoire professionnelle est donc celle d’un changement de secteur progressif, né après plusieurs expériences et un important revers commercial.
| Category | Details |
|---|---|
| Profession | Antiquaire-brocanteur |
| Enseigne | Djame’s Brocante |
| Société documentée | STAND 12 |
| Implantation actuelle | Marché Biron, Saint-Ouen |
| Stands actuellement référencés | 42 et 93, allée 1 |
Une formation technique avant ses premières expériences professionnelles
Avant de travailler dans le commerce, Djamel Bentenah a suivi une voie très différente. Dans un entretien publié en 2020, il a expliqué avoir été formé comme chaudronnier et avoir obtenu un CAP. Son passage dans ce secteur professionnel a toutefois été très court : selon son récit, il n’a supporté qu’une journée de travail en usine.
Il s’est ensuite dirigé vers l’encadrement de classes de neige et de classes vertes. Cette période représente une nouvelle rupture avec sa formation initiale et précède son service militaire.
Bentenah a indiqué avoir effectué celui-ci au 152e régiment d’infanterie à Colmar. Ces éléments proviennent de son propre récit et n’ont pas été complétés par des documents de formation ou des états de service accessibles dans les sources vérifiées.
Son début de parcours comprend ainsi plusieurs changements d’orientation avant son passage durable vers le commerce.
Le passage par le prêt-à-porter et le commerce à Colombes
Après cette première période professionnelle, Djamel Bentenah s’est tourné vers le prêt-à-porter. Il a déclaré avoir notamment travaillé chez Daniel Hechter, avant de développer ses propres activités commerciales.
Il a ensuite ouvert des commerces de vêtements à Colombes, mais il a raconté avoir rencontré de sérieuses difficultés économiques au début de la guerre du Golfe.
Dans son entretien de 2020, il a estimé avoir alors perdu environ deux millions de francs. Ce montant repose sur son témoignage personnel et n’est pas accompagné de documents comptables accessibles permettant de le vérifier indépendamment.
La conséquence professionnelle, elle, occupe une place centrale dans son récit : il s’est retrouvé sans activité stable et a accepté différents petits travaux. Cette période a précédé la reconversion qui allait finalement l’installer dans un autre univers commercial.
La rencontre qui l’a conduit vers la brocante à Saint-Ouen
Dans son récit, Djamel Bentenah relie son passage à la brocante à une rencontre avec un antiquaire-brocanteur aux Puces de Saint-Ouen.
Selon son témoignage, il a commencé par fréquenter régulièrement le stand de cette connaissance. Il a ensuite commencé à y vendre lui-même. Lorsque le professionnel concerné est parti s’installer ailleurs, Bentenah a expliqué avoir repris son commerce.
Il a par la suite développé son activité sur place et indiqué avoir également acheté le stand voisin. Tous les détails de cette transmission ne disposent pas d’un recoupement institutionnel indépendant, mais la continuité professionnelle qui a suivi est bien documentée.
Les publications légales relient en effet son nom à Djame’s Brocante et à une activité de brocante depuis au moins 2008. Sa reconversion ne repose donc pas uniquement sur un récit rétrospectif : elle est prolongée par des traces commerciales officielles couvrant de nombreuses années.
Djame’s Brocante et son activité professionnelle actuelle
Le BODACC fournit l’un des repères les plus solides concernant l’activité de Djamel Bentenah. Une publication du 28 mars 2008 mentionne la société STAND 12, avec une activité de brocante et de négoce d’objets mobiliers d’occasion. Le début ou la reprise d’activité y est associé au 1er avril 2008.
Une autre publication officielle, datée du 8 juillet 2010, identifie directement Bentenah sous le nom commercial DJAME’S BROCANTE. Elle mentionne également la cessation de son ancienne activité individuelle au 1er avril 2008. L’activité individuelle et STAND 12 correspondent à des structures juridiques distinctes et ne doivent donc pas être confondues.
Son implantation professionnelle a également évolué. Certaines bases commerciales continuent d’afficher une ancienne adresse liée au Marché Vernaison, tandis qu’une annonce reproduite dans ces données fait état d’un transfert vers le Marché Biron en 2023.
Pour la situation actuelle, la référence la plus directe est celle du Marché Biron, qui répertorie Djame’s Brocante aux stands 42 et 93, allée 1. En août 2026, Société.com, agrégateur privé de données professionnelles, indiquait toujours STAND 12 comme active, avec Djamel Bentenah comme dirigeant.
Ces éléments permettent de suivre une activité née d’une reconversion et toujours présente plusieurs années après ses premières traces officielles.
Son rapport au travail et à la reconversion professionnelle
Djamel Bentenah a parlé assez directement de son rapport au travail. En 2020, il expliquait être arrivé à un âge où la retraite pouvait être envisagée, tout en affirmant qu’il aimait continuer à travailler et supportait difficilement l’inactivité.
Cette déclaration s’inscrit dans un parcours qui ne s’est pas déroulé de manière linéaire. Formation technique, emplois d’encadrement, service militaire, prêt-à-porter, commerces personnels puis brocante : plusieurs changements ont précédé son installation à Saint-Ouen.
Le revers connu dans le commerce de vêtements occupe une place particulière dans ce récit. Il ne l’a pas décrit comme une simple transition planifiée, mais comme une période de difficultés qui l’a amené à accepter d’autres emplois avant de découvrir une nouvelle possibilité professionnelle.
Il a également raconté avoir dû s’adapter à une exposition publique plus importante à partir de 2019. Il disait avoir hésité au départ, consulté son épouse et douté de sa capacité à être à la hauteur. Son premier jour lui aurait causé un stress particulièrement fort. Avec l’expérience, il expliquait avoir progressivement gagné en aisance.
Ces propos concernent une situation précise et ne suffisent pas à définir sa personnalité dans son ensemble. Ils donnent toutefois un aperçu direct de la manière dont il a vécu une nouvelle étape professionnelle après plusieurs décennies de commerce.
Des activités publiques liées à son métier et à ses centres d’intérêt
L’activité de Djamel Bentenah ne se limite pas aux transactions commerciales documentées aux Puces de Saint-Ouen. En mai 2021, la Ville de Lagny-sur-Marne a officiellement signalé un geste lié à son domaine professionnel.
Il avait acquis des panneaux en bois présentés comme susceptibles de provenir de l’abbatiale Notre-Dame-des-Ardents. Il a ensuite décidé de les remettre gratuitement à la municipalité. Le magazine officiel de la ville a documenté cette restitution et remercié Bentenah pour son geste.
Cet épisode constitue une action ponctuelle clairement confirmée en lien avec le patrimoine local. Les sources disponibles ne permettent cependant pas d’en faire un engagement associatif ou caritatif permanent.
Une autre initiative publique a été annoncée en Algérie en mai 2024. Djamel Bentenah devait participer à deux journées d’expertise gratuite à Alger, les 24 et 25 mai, à l’invitation de la galerie Guessoum. L’annonce est documentée par un média régional, mais aucune source institutionnelle examinée ne permet d’établir avec la même solidité que l’ensemble du programme s’est déroulé exactement comme prévu.
Ses centres d’intérêt personnels ont également parfois rejoint des registres professionnels. En 2020, il avait directement évoqué son intérêt ancien pour les courses hippiques et expliqué avoir fortement réduit ses habitudes de jeu par rapport à des périodes antérieures.
En 2025, un document de France Galop a fourni un élément institutionnel distinct : son nom apparaît comme associé pour Chief Mambo, avec une inscription datée du 12 juillet 2025. Cette mention établit une implication enregistrée dans ce domaine, sans fournir d’information fiable sur les sommes engagées ou sur son patrimoine personnel.
Un parcours professionnel construit par plusieurs changements de direction
Le parcours vérifiable de Djamel Bentenah ne se résume pas à son activité actuelle de brocanteur. Il passe d’abord par une formation de chaudronnier, différentes expériences professionnelles, puis le prêt-à-porter et la gestion de commerces à Colombes.
Les difficultés rencontrées dans ce secteur ont précédé un changement beaucoup plus durable. Selon son propre récit, une rencontre aux Puces de Saint-Ouen l’a conduit vers la brocante, avant que son activité professionnelle ne soit ensuite documentée sous le nom de Djame’s Brocante.
Les publications légales documentent cette présence commerciale depuis au moins 2008, et le Marché Biron référence encore son enseigne en août 2026. Derrière cette continuité se trouve donc un parcours fait de plusieurs réorientations, dont la plus durable reste son passage du prêt-à-porter à la brocante de Saint-Ouen.
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