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Qui est Vincent Miclet? Sa carrière, PetroPlus et ses activités en Afrique

Vincent Miclet

Vincent Miclet est un homme d’affaires français dont le parcours professionnel s’est principalement construit en Afrique. Actif dans le commerce, la distribution et la logistique en Angola, il s’est ensuite engagé dans l’exploration pétrolière, notamment au Gabon avec PetroPlus Overseas.

Son histoire professionnelle comprend plusieurs étapes distinctes : le développement de ses affaires angolaises, les projets pétroliers annoncés au début des années 2010, puis les difficultés rencontrées par ces investissements.

Faits rapides

ChampDétails
Nom completVincent Miclet
NationalitéFrançaise
ProfessionHomme d’affaires
Lieu de naissanceTchad
EnfanceA vécu une partie de son enfance à Brazzaville
FormationLycée français Saint-Exupéry de Brazzaville
Principaux secteurs d’activitéCommerce, distribution, logistique et exploration pétrolière
Marché majeurAngola
Entreprise pétrolièrePetroPlus Overseas
Fonction documentéeDirecteur général de PetroPlus Overseas en 2014
Activités pétrolièresProjets d’exploration notamment au Gabon et au Mali
Projet au GabonEspadon/Roussette et Hyembe
Autres activitésParticipation à des projets commerciaux, immobiliers et logistiques
Société offshore documentéeBénéficiaire effectif de PetroPlus Angola Limited selon les Pandora Papers
Lien immobilier en FranceAssocié de la SCI Château de Fleurac en Périgord à partir de 2009

Qui est Vincent Miclet ?

Né au Tchad, Vincent Miclet a passé une partie de son enfance à Brazzaville. Dans son portrait publié en 2018, Le Monde décrit ses parents comme des coopérants français et rapporte que sa mère travaillait à l’ambassade de France à Brazzaville durant les années 1970.

Il a fréquenté le lycée français Saint-Exupéry de Brazzaville avant de se lancer dans le commerce du poisson. Ses débuts professionnels précèdent une diversification dans l’importation de marchandises et plusieurs activités commerciales en Afrique.

L’Angola au cœur de son parcours professionnel

L’Angola occupe une place centrale dans ses affaires, particulièrement entre le début des années 1990 et celui des années 2010. Ses activités y comprennent l’importation de produits alimentaires, d’uniformes, de bottes et d’autres marchandises.

Le Monde le relie notamment à Angodis, à des projets de construction, au projet de terminal portuaire 5M et à NDAD, un réseau de supermarchés présent dans plusieurs provinces angolaises. Son activité dépasse ainsi le commerce de marchandises pour inclure leur distribution et des investissements logistiques.

Le quotidien rapporte également qu’en 2012, Miclet a racheté la participation de Necotrans dans le projet 5M. Il détenait par ailleurs une participation importante dans NDAD.

Le développement de PetroPlus dans le secteur pétrolier

Au début des années 2010, le pétrole prend une place dans ses investissements. Une communication de PetroPlus Overseas diffusée en mars 2014 présente Vincent Miclet comme son directeur général et annonce des projets d’exploration au Gabon.

Des documents judiciaires néerlandais apportent des précisions sur les opérations liées au projet Roussette/Espadon. Une décision de la chambre des entreprises de la cour d’appel d’Amsterdam, rendue en 2013, indique qu’une filiale de Petroplus Holdings SA détenait depuis février 2012 une participation de 35 % dans le bloc Espadon du champ marin Roussette.

Cette même décision mentionne une offre de 60 millions de dollars, formulée le 1er avril 2013 par Petroplus Angola LDA, pour acquérir l’ensemble des actions de Setanta. Le groupe de cette dernière détenait l’autre participation dans le projet. Le document atteste l’existence de cette offre, sans permettre de la présenter comme une acquisition réalisée.

Les projets pétroliers de PetroPlus au Gabon

En 2014, les annonces de PetroPlus Overseas concernent principalement les zones de Hyembe et d’Espadon/Roussette. L’entreprise présente alors un programme de forage exploratoire et fait du Gabon une étape importante de son développement.

La publication spécialisée African Energy rapporte ces projets en avril 2014. Elle évoque le forage prévu sur le bloc Hyembe et la licence Espadon/Roussette, tout en reprenant certaines données communiquées par l’entreprise.

PetroPlus affirme également que ses accords gabonais ont été confirmés par décret présidentiel en 2013. Cette précision provient de sa propre communication. Les annonces de cette période décrivent donc un programme d’exploration et ses objectifs, sans constituer à elles seules un bilan de forages achevés ou de production commerciale.

Les ambitions de Vincent Miclet dans plusieurs pays africains

Le Gabon ne représente qu’une partie de la stratégie annoncée. Dans un entretien accordé à 24matins en juin 2014, Miclet explique que PetroPlus envisage des projets en Tanzanie, au Maroc, au Tchad, au Congo et en Gambie. Il exprime aussi le souhait de poursuivre des projets en mer avec l’Angola.

Ces pays correspondent à des marchés étudiés à cette époque, et non à une liste d’implantations effectivement réalisées.

La société mentionne également deux licences pétrolières obtenues au Mali en 2011. Son projet d’expansion associe ainsi des permis déjà annoncés à des perspectives encore à l’étude.

Les difficultés rencontrées par PetroPlus

Les développements rapportés quelques années plus tard diffèrent sensiblement des ambitions initiales. En 2018, Le Monde indique que les permis maliens sont restés inexploités avant d’être retirés. Le journal rapporte également le retrait d’un permis au Gabon.

La même année, Africa Intelligence décrit une position pétrolière fortement affaiblie et relie la perte des licences maliennes à des engagements de financement non respectés.

À la fin des années 2010, le portefeuille décrit par ces publications est donc nettement réduit. Les projets présentés en 2014 n’ont pas tous débouché sur les activités envisagées.

Les sociétés et investissements liés à Vincent Miclet

Les données des Pandora Papers publiées par le Consortium international des journalistes d’investigation, l’ICIJ, identifient Vincent Miclet comme bénéficiaire effectif de PetroPlus Angola Limited. Cette société a été constituée dans les îles Vierges britanniques le 12 octobre 2010.

L’information provient de documents exploités dans une base d’investigation, et non d’un registre gouvernemental. Elle concerne la période couverte par ces documents ; la présence d’une personne dans cette base ne signifie pas qu’elle a commis une irrégularité.

En France, les annonces officielles du BODACC le désignent comme associé de la SCI Château de Fleurac en Périgord à partir de 2009. Ce lien porte sur la société immobilière et ne renseigne pas, à lui seul, sur la propriété personnelle actuelle du château.

Sa vision des affaires et de l’investissement en Afrique

Dans son entretien de 2014, Miclet explique son intérêt pour le pétrole par sa confiance dans le développement économique et énergétique de l’Afrique. Il présente PetroPlus comme une entreprise destinée à créer de la valeur pour ses investisseurs tout en contribuant au développement économique et social local.

Il s’agit des objectifs qu’il exprimait alors, plutôt que d’un bilan des résultats obtenus.

En 2018, son discours rapporté par Le Monde insiste davantage sur l’incertitude. Il compare l’investissement pétrolier à un pari, reconnaissant le risque financier associé à l’exploration après les difficultés rencontrées par ses projets.

Les différends commerciaux liés à l’Angola

La fin de sa période de forte activité en Angola s’accompagne de différends financiers avec d’anciens partenaires. Dans son entretien avec Le Monde en 2018, Miclet affirme qu’ils lui doivent au moins 250 millions de dollars et déclare avoir saisi un tribunal de Luanda. Cette somme correspond à sa revendication, sans décision judiciaire citée permettant de la présenter comme une dette établie.

Le même article rapporte des soupçons des autorités angolaises concernant environ 400 millions de dollars de transferts impliquant NDAD et PointPark Finance Limited. Miclet conteste toute malversation : il affirme que ces opérations correspondaient à un règlement de dette et que ses entreprises avaient été auditées.

Ces éléments relèvent d’accusations contestées rapportées à l’époque, et non d’une condamnation définitive établie par les documents cités.

Ses activités après le recul de PetroPlus

En juillet 2019, Africa Intelligence rapporte des discussions avec Perenco autour d’une éventuelle acquisition de Sardine, un actif pétrolier situé au large du Gabon dans lequel Miclet avait auparavant été actionnaire. Le reportage porte sur des négociations, sans annoncer une transaction conclue.

En février 2020, la publication indique qu’il a quitté la Guinée-Bissau après avoir soutenu un adversaire du président entrant, Umaro Sissoco Embaló. Une autre enquête, publiée le même mois, fait état de cessions d’actifs immobiliers, aéronautiques et pétroliers.

Ces informations décrivent une phase ultérieure de son parcours. Elles ne permettent pas de prolonger automatiquement jusqu’en 2026 les fonctions de direction mentionnées dans les communications anciennes de PetroPlus.

Conclusion

Le parcours de Vincent Miclet relie le commerce et la distribution en Angola à des investissements pétroliers plus larges en Afrique. PetroPlus en constitue une étape importante, marquée par des projets au Gabon et au Mali, puis par des retraits de permis et une réduction des activités rapportée à la fin des années 2010. Pour comprendre cette trajectoire, il faut distinguer les opérations documentées, les ambitions annoncées et les résultats effectivement rapportés.

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