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Marie Jégo: parcours et carrière d’une journaliste internationale

Marie Jégo

Marie Jégo est une journaliste française du Monde, spécialisée dans la Russie, la Turquie et les relations internationales. Correspondante à Moscou à deux reprises, puis en Turquie de 2014 à 2022, elle a couvert les transformations politiques de ces pays, leurs conflits et leurs rapports avec les puissances étrangères.

Son parcours comprend également l’enseignement du français en Russie et un travail documentaire sur les responsables soviétiques. Ses reportages et ses entretiens, jusqu’à ses publications de 2026, permettent de retracer une carrière consacrée à l’information internationale.

ChampDétails
NomMarie Jégo
NationalitéFrançaise
ProfessionJournaliste
Publication principaleLe Monde
SpécialitésRussie, Turquie et relations internationales
FormationRusse, chinois et journalisme
Expérience d’enseignementFrançais à Piatigorsk pendant deux ans
Correspondance à Moscou1991–1995 et 2005–2014
Correspondance en Turquie2014–2022
Autres pays couvertsGéorgie, Azerbaïdjan, Ouzbékistan et Irak
Activités journalistiquesReportages, enquêtes et entretiens
Publications récentesArticles et enquêtes en 2026

Formation et premières expériences professionnelles

Marie Jégo a étudié le russe, le chinois et le journalisme. Elle a également enseigné le français pendant deux ans à Piatigorsk, dans le sud de la Russie, selon sa biographie professionnelle publiée par Desk Russie.

Parmi ses premières expériences figure sa participation à un projet documentaire associé au journaliste Michel Tatu. Ce travail consistait à examiner la presse soviétique, notamment les notices nécrologiques, pour identifier les responsables politiques et comprendre leur place dans la hiérarchie de l’URSS.

Dans une rétrospective publiée par Le Monde en décembre 2024, elle revient sur cette recherche et sur l’utilisation de ces documents pour suivre les structures du pouvoir soviétique.

Marie Jégo au Monde : ses années de correspondance à Moscou

Sa première affectation au bureau de Moscou s’étend de 1991 à 1995. Elle y retourne en 2005, pour une seconde période de correspondance qui dure jusqu’en 2014.

Dans son témoignage rétrospectif au Monde, elle décrit la transformation économique de la capitale russe découverte à son retour. La prospérité et la modernisation visibles en 2005 contrastent, dans son récit, avec le durcissement politique qu’elle évoque ensuite.

Ses années moscovites l’amènent à couvrir l’assassinat de la journaliste Anna Politkovskaïa en 2006, puis la guerre russo-géorgienne de 2008. Elle suit également les évolutions politiques autour de Dmitri Medvedev et la libération de Mikhaïl Khodorkovski.

Cette période comporte aussi des pressions judiciaires. Selon la rétrospective du Monde, le mouvement de jeunesse pro-Kremlin Nachi a déposé une plainte en diffamation contre elle. Le quotidien rapporte que la procédure a duré environ un an et s’est terminée sans condamnation.

Huit années de correspondance en Turquie

De 2014 à 2022, Marie Jégo est correspondante du Monde en Turquie. Son travail porte sur la vie politique turque, les relations internationales du pays et les conditions d’exercice du journalisme.

Dans un entretien publié en novembre 2018 par l’Uluslararası Politika Akademisi, elle évoque les détentions de journalistes, d’intellectuels et d’opposants. Elle analyse le recul des libertés publiques et conteste l’idée selon laquelle la dégradation de l’image internationale du pays serait simplement imputable à une couverture médiatique défavorable.

Son activité comprend aussi des entretiens avec des responsables politiques. Elle interroge Selahattin Demirtaş pour Politique Internationale en 2016, puis le maire d’Istanbul, Ekrem İmamoğlu, dans un entretien publié à l’automne 2019.

Des reportages au-delà de la Russie et de la Turquie

Ses missions ne se limitent pas à ses deux principaux pays d’affectation. Sa biographie professionnelle mentionne des reportages en Géorgie, en Azerbaïdjan, en Ouzbékistan et en Irak, ainsi que dans plusieurs pays d’Europe centrale et orientale.

Ces déplacements constituent une autre partie de son activité de journaliste internationale, distincte de ses années de correspondance à Moscou et en Turquie.

Ses entretiens et analyses sur les relations internationales

Les interventions publiques de Marie Jégo permettent de suivre ses analyses à différentes étapes de sa carrière. Lors d’un échange organisé par Le Monde le 23 mars 2004 sur Vladimir Poutine et la Tchétchénie, elle appelle à vérifier les accusations concernant l’implication de Tchétchènes dans des groupes armés. Elle met également en garde contre les généralisations qui attribuent une même identité politique à toute une population.

En novembre 2018, son entretien sur les relations franco-turques aborde les difficultés de la prévision géopolitique dans un contexte diplomatique changeant. Dans un autre échange consacré à la Syrie et au rôle régional de la Turquie, elle distingue les observations établies des explications possibles concernant les événements de décembre 2024.

Elle participe par ailleurs à la réalisation d’entretiens avec d’autres spécialistes. Le 10 février 2024, Desk Russie publie une contribution cosignée avec elle, dans laquelle Jean-Sylvestre Mongrenier analyse la place de la Turquie en mer Noire et les conséquences régionales de la guerre en Ukraine.

Au printemps 2025, elle répond aux questions de Grégory Rayko dans Politique Internationale. La discussion porte sur la situation politique turque après l’arrestation du maire d’Istanbul, Ekrem İmamoğlu, le 19 mars 2025.

Ses travaux récents et son activité journalistique en 2026

Au-delà du témoignage rétrospectif publié par Le Monde en décembre 2024, ses interventions récentes abordent aussi les difficultés du métier. En 2026, elle est l’invitée du quinzième épisode d’Elisecare le Mag. L’organisation présente cet entretien comme une conversation sur son parcours, les environnements autoritaires, la manipulation de l’information et les pressions exercées sur le journalisme indépendant.

Le 16 septembre 2026, son travail au Monde comprend une enquête intitulée En Russie, un État prédateur au service de la guerre. Elle y examine la redistribution des actifs économiques russes depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine et ses liens avec le pouvoir politique.

Le 2 octobre 2026, elle figure également aux côtés de Benjamin Quénelle et de Faustine Vincent parmi les signataires d’un article de l’édition anglophone du Monde consacré à la politique américaine concernant un éventuel assouplissement des sanctions contre la Russie.

Conclusion : un parcours consacré au journalisme international

La carrière de Marie Jégo associe correspondance à l’étranger, enquêtes et entretiens avec des responsables politiques et des spécialistes. La Russie et la Turquie occupent une place centrale dans ce travail, prolongé par des reportages dans d’autres régions. Ses publications de 2026 poursuivent cette exploration des rapports entre pouvoir politique, relations internationales et information.

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